Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /Avr /2007 09:59

A l'heure où les appels au vote utile se mêlent aux imprécations futiles, aux combinaisons malignes, le monde observe la vacuité d'une démocratie bellante, aux débats tronqués, aux enjeux détournés. Alors qu'elle devrait être modèle, novatrice et fondatrice d'un ordre politique nouveau, les candidats à la présidentielle se plaisent à cuisiner au lieu de renverser le chaudron dont le fond voit s'accumuler des décennies de putréfaction idéologique. Michel Rocard, et dont chacun sait les phrases définitives,  a raison quand il dit:"si le PS juge impure l'alliance avec l'UDF et nécessaire celle continuée avec le PC, il sera l'allié le plus efficace de Sarkozy". Le PS n'aurait pas de meilleure issue que la voie sociale-démocrate, une fois qu'il aura reconnu, et pas du coin des lèvres, que la règle politique en démocratie c'est d'abord la liberté individuelle, de s'exprimer autant que celle d'entreprendre qui elle même fait la règle économique autrement dit la liberté d'un marché de production et d'échanges de biens et services. Cette seconde découlant de la première, Besancennot a raison de renoncer à la rhétorique anti libérale pour celle anti capitaliste, plus juste du moins dans sa terminologie. Bayrou a raison de tartiner d'un bel accent de sincérité sa volonté de changement, songeant qu'il nous fasse oublier le sycophante de Chirac dans le dos de Balladur en 1995. Sarkozy a tort de s'être arrongé l'héritage gaullien, ses ouailles étaient acquises alors qu' il perd ipso facto tout l'électorat pied-noir qui avait renoncé à l'aventure lepeniste et qui désormais revient à son vote affectif. Royal a raison de poursuivre sa quête féminine, c'est la seule thématique qu'elle sache maîtriser. Lepen qui sera vraissemblablement présent au second tour, illustrera, et René Rémond, paix à son âme, aurait constaté pour son Histoire des droites ce qu'elles représentent, en nombre de voix, le vrai clivage au sein de notre population électorale. A la différence de 2002, où l'électorat de gauche s'est couché sur Chirac, l'électorat de Sarkozy ne se reportera pas sur Royal. Pour la première fois dans l'Histoire de la Vème République, nous pourrons mesurer la portée d'une droite irréductible. Elle ne sera pas de si tôt majoritaire mais bousculera la donne parlementaire.

 

 

 

Par delà ces états d'âme de campagne, il nous faut revenir sur l'acte de voter, celui-là même qui fonde la souveraineté nationale, et ses plus de 3 millions de nouveaux inscrits. La majorité fait son baptême électoral mais a-t-elle la maîtrise des codes et des connaissances. A-t-elle éprouvé le sens et l'essence d'un acte citoyen pour la communauté nationale?

 

A l'âge légal pour pouvoir désigner leurs représentants politiques locaux, nationaux et européens, nos jeunes citoyens seraient tout aussi utiles pour le pays comme pour eux-mêmes s'ils étaient obligés d'exercer une action citoyenne, fut-elle de leur choix. Depuis la disparition totale de la conscription, dont une réforme constructive aurait pu aboutir à l'objet de mon propos, la société française a perdu les fondations d'un véritable creuset républicain, une vraie communauté de citoyens obéissant à un rite, une discipline commune, quelles que soient l'origine sociale et la religion de ses membres.

 

A cette époque, après avoir fini de jouer avec les atolls atomiques, le fils putatif du général de Gaulle annonçait vers l'armée de métier. Devant la quasi unanimité des parlementaires, composée de gaullistes inclinés, d'anti-militaristes convaincus, et une bonne majorité de démagogues, toujours prêts à lécher un électorat disponible, deux députés ont refusé la réforme voulue par l'Elysée dont François Léotard .

 

 Les gouvernants ont toujours été à la recherche d'un savoir-vivre ensemble, au-delà du "vouloir" suggéré par Renan. Le moule du sentiment national ne peut se trouver dans la seule reconnaissance et le partage des valeurs suprêmes définies par la charte universelle des Droits de l'Homme. L'expérience, l'épreuve de ces fondamentaux doivent impliquer chacun des citoyens, telle une initiation républicaine. Le retour d'un service national non plus militaire mais civique, constituerait, dans son application stricte, sans exemption ni sursis, une véritable école citoyenne. Qu'il soit humanitaire, social ou environnemental, ce service civique obligatoire serait engagé par des garçons et des filles d'une même classe d'âge.  

 

Cette obligation ne devrait souffrir aucune exception et s'imposer à tous, dès après le baccalauréat. Plus qu'un monastère laïc, un campus républicain où les trois premiers mois seraient consacrés à l'étude approfondie de nos fondamentaux constitutionnels, et du fonctionnement de nos institutions politiques. Pendant ces 3 mois, les conditions strictes de communauté de vie, d'anonymat social grâce au port de l'uniforme seraient rétablies. Les sept mois suivants seraient consacrés à une intervention extérieure choisie auprès d'un organisme de prévention, d'une association, d'une ONG ou d'une collectivité territoriale. Il s'agirait de susciter des vocations d'intérêt général, dans les domaines qui intéressent la sécurité civile, la prévention sanitaire, l'action sociale, humanitaire, la protection de l'environnement. Les collectivités territoriales gagneraient en efficacité et l'Etat remplirait son rôle de garant de la solidarité nationale. La tutelle serait une direction spécifique, sous les auspices du ministère de L'Education Nationale. Un comité interministériel aurait la charge d'une sélection des organismes et associations d'accueil reconnues d'utilité publique. Cette phase pratique serait parfaite si elle était précédée, pendant toute la durée du cycle secondaire, de cours de droit constitutionnel. Parce que les presque majeurs comme nombre de leurs aînés souffrent d'une inculture institutionnelle et politique ne leur permettant pas de prendre la mesure des enjeux politiques et celle des projets proposés pour les candidats aux élections. Un enseignement basique, tel celui dispensé en DEUG de droit, deviendrait aussi prioritaire, pour ne pas dire plus, que le cours de  physique ou de chimie en première et terminale. Un préalable pédagogique semblerait donc utile au futur citoyen. Comme épreuve, un QCM sanctionnerait un enseignement de deux années, à raison de 2 heures par semaine. La réussite de cet examen permettrait d'être exempt des deux premiers mois d'apprentissage théorique lors du service civique. Cette épreuve obtenue serait le moment opportun et solennel pour la délivrance de la carte d'électeur. Concernant tous ceux extérieurs au cursus scolaire, des examens libres seraient organisés tous les ans. Il n'y a pas de raison d'être moins exigent pour l'obtention de la carte d'électeur que nous le sommes pour celle du permis de conduire.

 

 

 Dans ses Principes de politique, Benjamin Constant soulignait qu'il en est des élections comme de tout ce qui tient au bon ordre... Ainsi aménagé, cet examen citoyen  permettrait l'instauration d'un suffrage capacitaire reconnu comme idéal pour l'organisation d'une démocratie éclairée.

 

 

 

 

 

 

           

Par Lionel Aracil - Publié dans : Tribunes Politiques
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 14:29

L'individu ne recherche plus la vertu lorsqu'il lui suffit d'appliquer les règlements pour se donner bonne conscience, et il ne ressent plus le besoin d'être solidaire lorsque l'État l'est à sa place.

 

 

Dans notre pays, la pensée libérale est ancienne et profonde. Elle été illustrée par une pléiade d'écrivains prestigieux, parmi lesquels on peut citer : La Boétie , Montaigne, Montesquieu, Voltaire, Diderot, Turgot, Condorcet, Benjamin Constant, Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat, Victor Hugo, Alexis de Tocqueville, Gustave de Molinari, Jacques Rueff, Bertrand de Jouvenel, Raymond Aron, Jean-François Revel.

 

 

A vrai dire, la pensée libérale est si prestigieuse qu'elle fait de l'ombre aux hommes de pouvoir. Aussi la dénigrent-ils sous des vocables variés, et se gardent-ils bien de l'enseigner dans leur système d'éducation. Si bien que les idées les plus fausses courent à son sujet. Je vais donc m'efforcer de montrer que le libéralisme est non seulement le système le plus efficace sur le plan économique, mais encore le seul système social moralement cohérent.

 

 

Le libéralisme c'est d'abord une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement, une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie.

 

 

Cette morale repose sur deux concepts-clés :

 

 

La responsabilité individuelle : être responsable, cela veut dire assumer soi-même les conséquences de ses propres actes. C'est un principe d'apprentissage par tâtonnement et d'autoperfectionnement.

 

 

La liberté individuelle : la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. (Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Article 4)

 

 

Ces deux concepts ne sont pas indépendants l'un de l'autre. Aucun des deux ne peut exister sans l'autre. En effet, on ne peut être responsable de ses actes que si on est libre de les commettre ou non. Réciproquement, si l'on veut respecter la liberté des autres, il faut assumer soi-même les conséquences de ses actes.

 

 

Ces deux concepts ne sont pas non plus arbitraires. Ils se déduisent d'un principe universel qui est celui du maintien de la vie et de la recherche du bonheur. Toutes les fonctions de tous les être vivants, du plus simple au plus complexe, n'ont qu'un objectif : maintenir leur vie. On peut donc dire que tout ce qui la maintien est bon, et que tout ce qui la menace est mauvais. Voilà, pour les libéraux, le fondement de la morale.

 

 

Chez les plantes et les animaux inférieurs, ces actions sont entièrement automatiques et inconscientes. Chez l'homme, les choses sont un peu plus compliquées : L'homme a un cerveau développé qui lui permet :

 

 

  • de concevoir des objectifs

     

  • de lancer des actions dont les résultats vont augmenter ou diminuer sa satisfaction. Ces actions s'obtiennent au prix d'un EFFORT

     

  • de mémoriser le résultat de ces actions

     

  • d'analyser ces résultats et de tirer des conclusions sur la façon de les améliorer

     

Cette faculté décisive s'appelle LA RAISON.

 

 

On voit tout de suite que grâce à ses efforts, et à l'utilisation de sa raison, l'homme ne peut progresser indéfiniment vers la recherche du bonheur qu'à deux conditions :

 

 

  • Qu'il soit libre de ses actions.

     

  • Qu'il en assume les conséquences.

     

S'il jouit de la liberté, l'homme peut créer, inventer de nouvelles voies.

 

 

S'il en assume les conséquences, il peut tirer parti de ses erreurs pour progresser.

 

 

Nous retrouvons ainsi les deux principes-clefs de la pensée libérale : la Liberté et la Responsabilité.

 

 

Voyons maintenant quelles conséquences on peut tirer de ces deux principes :

 

 

1. Pour assurer sa vie, l'homme doit produire des biens qu'il pourra consommer, stocker, ou échanger, et des services qu'il pourra échanger contre d'autres biens ou services. Celui qui n'a pas droit au produit de ses efforts n'a pas la certitude de pouvoir entretenir sa vie de la façon qu'il le désire. L'homme qui produit alors que d'autres disposent de ce qu'il produit est un esclave. La propriété acquise par l'effort et la raison est donc une condition impérative de l'exercice de la liberté.

 

 

Celui qui produit et échange gagne ce qu'il a. Il ne donne ni ne prend ce qui n'est pas mérité. Il ne s'attend pas à être payé sur sa bonne mine, ou sur ses plaintes, ou sur l'expression passive de ses besoins, mais sur ses réalisations, sur ce qu'il a accompli.

 

 

Réciproquement, la propriété acquise par la force, le vol, ou la tromperie, est en contradiction formelle avec la morale libérale. La règle peut être la plus forte du libéralisme, est qu'on ne doit rien obtenir des autres par la coercition, mais seulement avec leur consentement.

 

 

2. L'homme produit au prix d'un effort, en utilisant sa raison. Il obtiendra des résultats d'autant meilleurs qu'il fera plus d'efforts et utilisera mieux sa raison. C'est la seule source d'inégalité cohérente avec la morale libérale.

 

 

Le corollaire est que la morale libérale ne tolère pas l'inégalité devant la loi, quelles qu'en soient ses formes : l'esclavage, les castes, les titres nobiliaires, les privilèges.

 

 

Nous allons voir maintenant que l'existence de la société améliore considérablement l'efficacité de l'individu dans sa recherche du bonheur par l'effort et la raison, et que réciproquement, la recherche individuelle du bonheur par l'effort et la raison engendre des conséquences extrêmement positives pour la société.

 

 

D'abord, la comparaison de ses résultats avec ceux des autres permet de progresser - à condition que le jugement ne soit pas altéré par l'envie. Ainsi la recherche de l'efficacité fait progresser la morale.

 

 

Ensuite, s'il jouit de la liberté, l'homme peut créer, inventer de nouvelles voies. Ce faisant, il enrichira aussi les autres. L'homme qui fournit seulement un travail physique consomme à peu de choses près l'équivalent de la valeur qu'il produit. L'homme qui produit une idée, une invention, ne reçoit qu'une infime partie de la valeur qu'il a ajoutée au patrimoine de l'humanité, et dont un nombre illimité de personnes bénéficiera.

 

 

Enfin, l'individu peut obtenir les biens ou les services qu'il ne peut ou ne veut produire lui-même, grâce à l'échange, sanctionné par un contrat si l'échange s'accomplit dans la durée. Lorsque l'échange est libre, les deux parties y trouvent leur satisfaction et aucun tiers n'est lésé.

 

 

Ainsi, si aucune autorité n'intervient pour lui dicter ses choix, l'homme peut choisir le travail qu'il préfère, se spécialiser dans ce travail, et aller aussi loin dans la voie du succès que sa volonté et son talent le permettent. Mais ce succès dépend de la valeur objective de ce travail pour les autres. Lorsque les hommes sont libres de leurs échanges, c'est le meilleur produit et le meilleur jugement qui l'emportent dans tous les domaines de l'action humaine, qui élèvent les niveaux de vie et de pensée de tous ceux qui participent à cette action.

 

 

Les échanges favorisent les rapports pacifiques entre les hommes et contribuent à la moralisation de ces rapports. Pour que les échanges soient efficaces, ils doivent exclure le mensonge. Les échanges au sein de sociétés un peu complexes exigent donc la confiance.

 

 

Contrairement aux anciens rois et seigneurs féodaux, aux modernes dictateurs, et même aux représentants de nos gouvernements, le chef d'entreprise n'obtient rien par la force : il sert autrui. Il doit satisfaire ses clients, et il perd tout pouvoir dès qu'il n'est plus en mesure d'assurer de meilleurs services que ses concurrents. La plus grosse entreprise perd sa puissance et son influence dès qu'elle perd ses clients. Le profit va seulement à celui qui a compris ce que veulent les autres. Il n'en est pas de même pour les activités de l'État, qui ne connaissent aucune sanction.

 

 

Ceci a été parfaitement exprimé par la grande philosophe et romancière américaine Ayn Rand, dans un roman fameux, mais malheureusement pas traduit en français qui s'appelle "Atlas Shrugged". Dans ce roman, un système totalitaire s'insinue peu à peu dans l'État Américain. Le Héros, Hank Rearden, un self made man, subit un procès parce qu'il ne se plie pas volontairement aux demandes du pouvoir. Comme dans tous les procès totalitaires à leurs débuts, le pouvoir espère que Hank Rearden s'accusera publiquement en échange de sa liberté. Mais Hank Rearden est d'une autre trempe. Voici ce qu'il dit à ses juges :

 

 

«...Je ne travaille pour rien d'autre que mon profit - que j'obtiens en vendant un produit dont ils ont besoin à des gens qui ont envie de l'acheter et qui en ont les moyens. Je ne le produit pas pour leur bénéfice au détriment du mien, et ils ne l'achètent pas pour mon bénéfice au détriment du leur ; je ne leur sacrifie pas mes intérêts et ils ne me sacrifient pas les leurs ; nous traitons en égaux, par consentement mutuel, à notre avantage mutuel - et je suis fier de chaque centime que j'ai gagné de cette façon. Je suis riche, et je suis fier de chaque centime que je possède. J'ai gagné mon argent par mon propre effort, par le libre échange et le consentement volontaire de tous ceux avec qui j'ai eu à faire - le consentement volontaire de ceux qui m'ont employé quand je débutais, le consentement volontaire de ceux qui travaillent pour moi aujourd'hui, et le consentement volontaire de ceux qui achètent mon produit.

 

 

Je répondrai à toutes les questions que vous avez peur de me poser ouvertement. Est-ce que je souhaite payer mes ouvriers plus que leurs services ne valent pour moi ? Non, je ne le souhaite pas. Est-ce que je souhaite vendre mon produit moins cher que mes clients sont près à le payer ? Non, je ne le souhaite pas. Est-ce que je souhaite le vendre à perte ou le donner ? Non, je ne le souhaite pas. Si cela est mal, faites ce que vous voulez de moi, selon vos propres standards. Voici les miens : je gagne ma propre vie, comme tout honnête homme doit le faire. Je refuse de me sentir coupable de mon existence et du fait que je dois travailler pour la soutenir. Je refuse de me sentir coupable de pouvoir le faire et de le faire bien. Je refuse de me sentir coupable du fait que je le fais mieux que la plupart des gens - du fait que mon travail a plus de valeur que celui de mes voisins et que plus de gens ont envie de me payer. Je refuse de m'excuser pour mes capacités - je refuse de m'excuser pour mes succès - je refuse de m'excuser pour mon argent.»

 

 

Est-ce à dire que le libéral n'agit que par intérêt personnel ? Nullement, mais pour lui, la sollicitude vis à vis de ses semblables, la solidarité, sont des vertus individuelles qui s'exercent directement ou au moyen de libres associations. Il ne considère pas comme solidarité le fait de faire redistribuer par l'État l'argent pris à d'autres.

 

 

Pour satisfaire des objectifs qui dépassent ses seules capacités, l'individu s'associe librement à d'autres individus pour constituer des associations ou des sociétés. Ces groupements peuvent à leur tour s'associer pour accomplir des objectifs encore plus ambitieux. Mais les groupes d'ordre supérieur ne doivent pas retirer aux groupes d'ordre inférieur (dont le plus petit est l'individu), ce que ces derniers peuvent accomplir eux-mêmes : c'est le fameux principe de subsidiarité.

 

 

Pour le libéral, l'État lui-même devrait être une association d'ordre supérieur à laquelle les associations d'ordre inférieur délégueraient certains pouvoirs et certains moyens, selon le principe de subsidiarité. Mais nous vivons depuis toujours dans un schéma strictement inverse où l'État dispose de tous les pouvoirs et ne consent à déléguer quelques petits espaces de liberté aux citoyens que lorsque ceux-ci le lui arrachent.

 

 

L'État est le plus grand danger potentiel pour l'individu, car il détient le monopole de l'usage de la force contre des victimes isolées et désarmées, et ce pouvoir attire comme des mouches les hommes ambitieux. Année après année, les rapports d'Amnesty International sont remplis des horreurs perpétrées par les États : les guerres, les massacres, les déplacements de population, les camps de concentration, les destructions, les enlèvements, les détentions arbitraires, les tortures, les famines, les persécutions, les confiscations.

 

 

À défaut de pouvoir reconstruire les institutions selon le principe de subsidiarité, les libéraux s'efforcent de limiter le pouvoir des États. C'est eux qui ont inventé le principe de séparation des pouvoirs, si difficile à mettre en œuvre, même dans notre vieille démocratie. C'est eux qui ont inventé la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 pour protéger les individus contre l'État.

 

 

Mais le libéral est conscient que si l'homme peut acquérir des biens par l'effort et la raison, il peut aussi les acquérir aux dépens des autres. Il accepte donc comme un moindre mal une autorité dont la seule vocation serait précisément de faire respecter les droits individuels. En pratique cela veut dire un État limité aux seules fonctions dites "régaliennes" : la Justice , la Police , et la Défense Nationale , ce qui implique une Diplomatie. Toutes les autres fonctions sont mieux accomplies par la libre association d'individus selon le principe de subsidiarité.

 

 

Il est bon de rappeler que cette vision d'un État minimum était celle des fondateurs de la démocratie américaine :

 

 

« Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté, et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis par les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu'une forme de gouvernement devient destructrice de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur. »

 

 

En résumé, le libéralisme est un système dans lequel s'épanouit celui qui utilise sa raison, qui fournit des efforts, qui échange ou s'associe librement avec les autres, notamment pour désigner un gouvernement à qui ils délèguent le pouvoir de faire respecter les droits individuels. Dans ce système, le transfert de biens d'un individu à un autre ne se fait pas par décret, redistribution, expropriation, vol, pillage ou faveur du prince, mais par l'échange volontaire.

 

 

Dans tous les autres systèmes, un pouvoir central domine peu ou prou l'individu, et exerce sur lui diverses spoliations.

 

 

Le libéralisme, contrairement à tous les autres régimes, n'admet pas la seule inégalité qui soit vraiment injuste : l'inégalité devant la loi : ce sont des libéraux qui ont éliminé l'esclavage, les castes, les titres nobiliaires, les privilèges. En revanche il ne considère pas comme immorales les inégalités de résultat. Mais n'est-il pas profondément injuste de récompenser de la même façon le paresseux et celui qui se donne du mal ? Celui qui fait n'importe quoi et celui qui réfléchit ? C'est parce qu'il existe cette récompense à la raison et à l'effort que les sociétés qui appliquent la morale libérale ont toujours été, dans tous les temps et sous tous les cieux, les sociétés les plus prospères, comme elles ont été les plus tolérantes, les plus ouvertes et les plus humaines.

 

 

 

 

Par Jacques de Guenin - Publié dans : Tribunes Politiques
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 14:26

Un récent sondage laisse à conclure d’une meilleure politique culturelle de la part de Ségolène Royal que celle de son principal rival. Revoilà l’apanage de la gauche, bien traditionnel et pourtant injustifié sinon le panache de son héraut mitterandien. La culture est le seul domaine sur lequel la candidate socialiste peut se battre et revendiquer quelque originalité à défaut d’efficacité, puisqu’à l’évidence, elle a dû abdiquer sur le champ économique, ne se rattrapant que sur les périphériques sociaux et environnementaux. Tel est le sort du socialisme en France comme partout de par nos démocraties. Dans ses écrits de prison, Gramsci développait le devenir du débat, qui plus jamais ne devait porter sur le droit de propriété mais sur les cœurs et les esprits. Ceux qui, comme Jack Lang, Cohn Bendit, Strauss Khan et la nouvelle égérie de la gauche pragmatique, l’ont compris très tôt, savent oeuvrer habilement sur les cœurs et les esprits. Ils travaillent l’affect du faible et du généreux, du  rêveur et du baroudeur, de l’élève et du maître.

Par Lionel Aracil - Publié dans : Tribunes Politiques
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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /Fév /2007 14:45

«Si je me montrais aux autres comme je suis, ils me croiraient fou. Mais s'ils se montraient à moi ce qu'ils sont, peut-être les croirais-je fous aussi ?»

«C'est un affreux malheur de n'être pas aimé quand on aime. Mais c'en est un bien plus grand d'être aimé avec passion quand on n'aime plus.»

«La reconnaissance a la mémoire courte.»

«Il faut remercier les hommes le moins possible parce que la reconnaissance qu'on leur témoigne les persuade aisément qu'ils en font trop !»
Journal intime

«La plupart des hommes, en politique, comme en tout, concluent des résultats de leurs imprudences à la fermeté de leurs principes.»
Journal intime

«L'excès des impôts conduit à la subversion de la justice, à la détérioration de la morale, à la destruction de la liberté individuelle.»
Principes de politique

«La mort, mystère inexplicable, dont une expérience journalière paraît n'avoir pas encore convaincu les hommes.»
Adolphe


«Combien il vaut mieux souffrir de l'oppression de ses ennemis que rougir des excès de ses alliés.»
De la liberté chez les modernes

«La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'arriver au même but : celui de posséder ce que l'on désire.»

«Les hommes qui passent pour être durs sont de fait beaucoup plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité expansive. Ils se font durs parce que leur sensibilité, étant vraie, les fait souffrir.»
Journal intime

«Aussitôt qu'un homme a le nécessaire, il ne lui faut que de l'élévation dans l'âme pour se passer du superflu.»
Principes de politique

«J'éprouve un charme inexprimable à marcher en aveugle au-devant de ce que je crains.»
Lettre

«Ne soyez ni obstinés dans le maintien de ce qui s'écroule, ni trop pressés dans l'établissement de ce qui semble s'annoncer.»

«Confiez au passé sa propre défense, à l'avenir son propre accomplissement.»

«Dès qu'il existe un secret entre deux coeurs qui s'aiment, dès que l'un d'eux a pu se résoudre à cacher à l'autre une seule idée, le charme est rompu, le bonheur est détruit.»
Adolphe

«Presque tous les vieux gouvernements sont doux parce qu'ils sont vieux et tous les nouveaux gouvernements durs, parce qu'ils sont nouveaux.»
Le cahier rouge

«Le ridicule attaque tout, et ne détruit rien.»
De l'esprit de conquête et de l'usurpation

«Nous parlions d'amour de peur de nous parler d'autre chose.»

 
«La variété, c'est de l'organisation ; l'uniformité, c'est du mécanisme. La variété, c'est la vie ; l'uniformité, c'est la mort.»
De l'esprit de la conquête et de l'usurpation

«Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.»
Adolphe

«Je suis trop sceptique pour être incrédule.»

«Le droit à l'insurrection n'appartient à personne, ou il appartient à tous. Aucune classe ne peut faire de l'insurrection un monopole.»
Extrait d’un Discours - 23 Février 1825

«L'unique garantie des citoyens contre l'arbitraire, c'est la publicité.»
Extrait des Observations sur le discours prononcé par S.E. le ministre de l'intérieur - 20 Août 1814

«Énigme du monde, j'ai peur qu'elle n'ait que deux mots : propagation pour les espèces et douleur pour les individus.»
Journal

«Certains gouvernements, quand ils envoient leurs légions d'un pôle à l'autre, parlent encore de la défense de leurs foyers ; on dirait qu'ils appellent leurs foyers tous les endroits où ils ont mis le feu.»
De l'esprit de conquête

«L'arbitraire est au moral ce que la peste est au physique.»
De l'esprit de conquête

«Tendre mère ! Vous ne m’abandonnez pas, même en rêve.»
Le diable amoureux

«Les précautions qu’il prit pour que ce pressentiment ne se réalisât point furent précisément ce qui le fit se réaliser.»
Cécile

«Malheur à l’homme qui, dans les premiers moments d’une liaison d’amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle !»
Adolphe

«C’est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l’offensive : l’homme attaqué transige toujours.»
Journal intime

«Nous sommes des créatures tellement mobiles que les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.»
Adolphe

«Les peuples qui n’ont plus de voix n’en ont pas moins de la mémoire.» 

«Il faut se décider, agir et se taire.»
Journal intime

«La multiplicité des lois flatte dans les législateurs deux penchants naturels, le besoin d'agir et le plaisir de se croire nécessaires.»

Par Lionel Aracil - Publié dans : Citations
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 18:44

En 1980, lors du «Deuxième Congrès de Lausanne», organisé à l'occasion du 150e anniversaire de la mort de Benjamin Constant, un groupe de spécialistes, réunis à l'initiative de Pierre Cordey, a décidé de se constituer en Comité provisoire pour l'édition des oeuvres de l'écrivain.

 

Sous la présidence de Me Claude Reymond, il s'est donné pour tâche, après un inventaire des documents à réunir et à traiter, de définir les principes directeurs du travail d'édition.

En 1986, le Comité provisoire s'est subdivisé en deux instances :

 

  • un Conseil Scientifique, où siègent les membres de l'ancien Comité, a la charge de la supervision scientifique de l'entreprise. Président : Alain Dubois, professeur honoraire de l'Université de Lausanne.

     

  • un Comité directeur, qui met en place et dirige les équipes au travail. Président: Paul Delbouille, professeur honoraire de l'Université de Liège, Thier de la Fouarge 14, 4653 Bolland, Belgique. Téléphone 0032 87 67 96 53 ; fax : 0032 87 66 09 63. Membres : Jean-Daniel Candaux, C. P. Courtney, Alain Dubois, Etienne Hofmann, Lucien Jaume, +Norman King, Kurt Kloocke, Claude Reymond, François Rosset, Markus Winkler et Denis Wood.

     

Le 2 décembre 1988 a été signé à Lausanne un contrat avec la maison Max-Niemeyer Verlag de Tübingen. Le plan d'édition prévoit une cinquantaine de volumes répartis en deux séries d'égale importance, l'une comprenant les oeuvres et l'autre la correspondance générale, placée sous la responsabilité de C. P. Courtney (Cambridge).

 

L'ensemble réunira tous les textes connus de Benjamin Constant et donnera pour chacun de ceux-ci toutes les variantes et des notes explicatives. L'objectif est de livrer au public une édition savante, respectueuse de la forme originale des textes, et qu'on puisse tenir pour définitive.
Sont parus:

Oeuvres, XIV  , Mémoires sur les Cent-Jours, éd. par Kurt Kloocke, 1993

 

Correspondance générale, I, (1774-1792), sous la direction de C.P. Courtney et Dennis Wood avec la collaboration de Peter Rickard), 1993

 

Oeuvres, III, Ecrits littéraires (1800-1813), sous la direction de Paul Delbouille et, pour le théâtre, de Martine de Rougemont, 1995, 2 vol.

 

Oeuvres, I, Ecrits de jeunesse (1774-1799), sous la direction de Lucia Omacini et Jean-Daniel Candaux, 1998

 

Correspondance générale, II, (1793-1794), sous la direction de C.P. Courtney et Dennis Wood avec la collaboration de Peter Rickard), 1998

 

Oeuvres, II, De la justice politique, éd. par Laura Saggiorato, sous la direction de Lucia Omacini et Etienne Hofmann, 1998, 2 vol.

 

Oeuvres, XVIII, De la Religion, t. II, éd. par Pierre Deguise, texte établi avec la collaboration de Kurt Kloocke, 1999

 

Oeuvres, IX, Principes de politique et autres écrits (juin 1814 -juillet 1815), volume dirigé par Olivier Devaux et Kurt Kloocke, 2001, 2 vol.

 

Oeuvres , VI, Journaux intimes (1804-1807) suivis de Affaire de mon père (1811). Volume dirigé par Paul Delbouille et Kurt Kloocke, 2002

 

Correspondance générale, III, (1795-1799), éd. par C.P. Courtney, Boris Anelli et Denis Wood avec la collaboration de Peter Rickard et Adrianne Tooke, 2003

 

Oeuvres, VII, Journal intime 1811-1816, Carnet, Livres de dépenses, éd. par Paul Delbouille et Kurt Kloocke. avec la collaboration d'Axel Blaeschke, Hermann Krapoth, Pol Libion, Jean-Pierre perchellet et Martine Willems, 2005

 

Oeuvres, IV, Discours au Tribunat; De la possibilité d'une constitution républicaine dans un grand pays (1799-1803), vol. dirigé par María Luisa Sánchez-Mejìa et Kurt Kloocke, 2005

 

Oeuvres, VIII, Florestan; De l'esprit de conquête et de l'usurpation; Réflexions sur les constitutions (1813-1814),vol. dirigé par Kurt Kloocke et Béatrice Fink, 2005, 2 vol

 

Correspondance générale, IV, (1800-1802), Textes établis et annotés par Dennis Wood et Adrianne Tooke avec la collaboration de Peter Rickard, 2006.

Source: Institut Benjamin Constant de Lausanne

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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 18:26

Lausanne 1767 - Paris 1830  

  

25 octobre 1767 

 

 

Naissance de Benjamin Constant à Lausanne. 

 

 

1772 -1778 

 

 

Vit alternativement à Lausanne et en Hollande, auprès de son père. 

 

 

1780 - 1785 

 

 

Divers séjours en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en Hollande et en Angleterre. 

 

 

1786 - 1787 

 

 

Rencontre et début de l'amitié avec Isabelle de Charrière. 

 

 

1788 - 1794 

 

 

Chambellan à la cour de Brunswick. 

 

 

1789 

 

 

Mariage avec Minna von Cramm. 

 

 

1793 

 

 

Rencontre avec Charlotte de Hardenberg. Séparation de Minna von Cramm. 

 

 

 

 

 

1794 

 

 

Rencontre avec Germaine de Staël à Lausanne. Se lance dans ses études sur la religion, auxquelles il reviendra sa vie durant.   

 

1795 

 

 

Début de l'activité politique à Paris, dans le sillage de Germaine de Staël (rédaction de brochures en faveur des institutions républicaines).   

 

1799 

 

 

Nomination au Tribunat. 

 

 

1800 

 

 

Séjours en Suisse et à Paris. Passion pour Anna Lindsay. 

 

 

1800 

 

 

Premiers discours au Tribunat. 

 

 

1801 

 

 

Fin de la liaison avec Anna Lindsay. Rencontre avec Sismondi. 

 

 

1802 

 

 

Eviction du Tribunat. Séjour en Suisse. 

 

 

1803 

 

 

Projet de mariage avec Amélie Fabri et rédaction d'Amélie et Germaine. Voyage en Allemagne avec Mme de Staël. 

 

 

1804 

 

 

Rencontre avec Goethe et Schiller. Mme de Staël refuse le mariage. A Paris, nouvelle rencontre avec Charlotte de Hardenberg. 

 

 

1805 

 

 

Nouvelle passion pour Anna Lindsay en même temps que désir d'épouser Charlotte. Mort de Julie Talma. 

 

 

1806 

 

 

Rédige les Principes de politique. Le 30 octobre, Journal Intime: «écrit à Charlotte. Commencé un roman qui sera notre histoire», d'où sortira Adolphe. Travaille au roman jusqu'à la fin de l'année. 

 

 

1807 

 

 

Scènes violentes avec Mme de Staël. Début de la rédaction de Wallstein. 

 

 

1808 

 

 

Mariage secret avec Charlotte. Séjour à Coppet. Achèvement de Wallstein. 

 

 

1809 

 

 

Wallstein sort de presse. Charlotte révèle le mariage à Mme de Staël. 

 

 

1810 

 

 

Rédaction probable de Cécile. 

 

 

1811 

 

 

Adieux à Mme de Staël. Rédaction de Ma vie. 

 

 

1812 

 

 

Travail et ennui auprès de Charlotte. Nostalgie de la liaison avec Mme de Staël. 

 

 

1813 

 

 

Séjours à Cassel avec lectures publiques d'Adolphe. Travail sur le Polythéisme et sur le Siège de Soissons. Fin novembre: début de la rédaction de De l'esprit de conquête et de l'usurpation. 

 

 

1814 

 

 

Retour à Paris après la chute de l'Empire. 

 

 

Mars 1815 

 

 

Episode des Cent-Jours. Rédaction par Constant d'articles violents contre l'Empereur. Napoléon revient à Paris. 

 

 

14 - 19 avril 1815 

 

 

Entrevues avec Napoléon, qui le nomme au Conseil d'Etat. Rédaction de l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire. 

 

 

22 juin 1815 

 

 

Abdication de l'Empereur. 

 

 

Octobre 1815 

 

 

Abdication de l'Empereur. 

 

 

Juin 1816 

 

 

Publication d'Adolphe à Londres et à Paris. 

 

 

Septembre 1816 

 

 

Retour à Paris en compagnie de Charlotte de Hardenberg. 

 

 

1817 

 

 

Activité journalistique, qu'il poursuivra jusqu'à sa mort. Décès de Germaine de Staël. 

 

 

1819 - 1822 

 

 

Constant député de la Sarthe.  

 

 

1819 - 1820 

 

 

Parution sous forme de lettres des Mémoires sur les Cent-Jours dans La Minerve.  

 

 

1820 et 1822 

 

 

Publication des Mémoires sur les Cent-Jours en deux volumes. 

 

 

1822 

 

 

Echec aux élections ; reprise des études religieuses. 

 

 

1822 - 1824 

 

 

Rédaction et publication du Commentaire sur l'ouvrage de Filangieri. 

 

 

1824 

 

 

Publication du premier volume de De la religion. 

 

 

1824 - 1827 

 

 

Constant, député de Paris. 

 

 

1825 

 

 

Publication de De la religion, vol II. 

 

 

1827 

 

 

Publication de De la religion, vol III. 

 

 

1828 

 

 

Publication des Discours à la Chambre , en 2 volumes. 

 

 

1827 - 1830 

 

 

Constant, député de Strasbourg. 

 

 

1829 

 

 

Nouvelle édition des Mémoires sur les Cent-Jours. Publication des Mélanges de littérature et de politique. 

 

 

Juillet 1830 

 

 

Acccession au pouvoir de Louis-Philippe d'Orléans. Triomphe des idées libérales défendues par Constant. 

 

 

1830 

 

 

Publication de De la religion, vol IV. 

 

 

 

 

Par Lionel Aracil - Publié dans : Portrait
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 19:03

 

En avril- mai 2007, la France va vivre l’élection structurante pour les cinq ans qui viennent.
 
Les entreprises ont « l’ardente obligation » de s’y intéresser. Elles doivent en anticiper les conséquences de toutes natures. La perception de l’entreprise par le corps social est aujourd’hui un fait incontournable.
 
A l’aune de cette échéance, trois attitudes sont alors possibles :
 - le désintérêt, voire le mépris. Cette position est intenable.
 - faire confiance aux médias. Mais c’est alors accepter d’être informé à la hâte, car le temps médiatique n’est pas le temps de l’entrepreneur.
 - investir dans une information adossée sur les acquis les plus récents tant dans les sciences humaines que dans les sciences lourdes.
 
Hiérarchiser dans le flux d’information, rendre les choses lisibles, proposer des interprétations rationnelles, donner les clés, c’est vous donner une longueur d’avance, un avantage comparatif dans une compétition dans laquelle toute erreur de positionnement ou d’analyse peut engendrer des conséquences considérables.
 
On peut certes imaginer que tout ceci ne concerne que l’espace de la politique. C’est se voiler la face, en particulier dans un ordre social à forte tradition politisée.
 
Les idées ont des conséquences.
 
C’est la raison pour laquelle il est non seulement impératif, mais encore crucial sinon même vital, d’investir dans la connaissance fût-elle la plus exigeante possible.
 

 

 

Par Serge Schweitzer - Publié dans : Tribunes Politiques
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